Non à l’initiative de résiliation!

Attaque contre la protection des travailleurs/euses

L’objectif véritable de l’UDC ressort de son communiqué de presse du 30 janvier 2018 : la fin de l’accord Suisse-UE sur la libre circulation des personnes « entrainera la suppression des mesures d’accompagnement » et permettra de revenir à « des rapports de travail entre employeurs et salariés (…) réglés de manière souple en fonction des besoins individuels ».

Autrement dit, revenir à une forme de loi de la jungle qui permettrait aux employeurs de fixer seuls les conditions d’emploi et reviendrait donc pour les employés/ées à travailler plus pour gagner moins et dans de plus mauvaises conditions.

La crise que nous traversons et ses conséquences sur les plus vulnérables montre qu’il faut plus de protection pour les travailleurs/euses et pas moins.

Fin des accords bilatéraux : conséquences économiques et sociales désastreuses

En cas d’acceptation de l’initiative, l’UDC pourrait faire d’une pierre deux coups puisqu’il serait mis fin, en raison de la clause guillotine qui les lie, aux accords bilatéraux Suisse-UE et probablement aussi à Schengen-Dublin, des accords que l’UDC combat depuis 20 ans.

Selon un rapport du SECO de 2016, l’abandon des accords bilatéraux I entrainerait une perte du PIB par habitant pouvant aller jusqu’à 4% d’ici 2035 avec les conséquences sociales néfastes et les pertes d’emplois que l’on peut imaginer. La fin de Schengen et Dublin renforcerait cette spirale négative : selon un rapport du DFAE de 2018, sans Schengen et Dublin, le PIB pourrait baisser de 1,6 % à 3,7 % à l’horizon 2030.

Dans son document de fond de 2018 sur la place industrielle suisse, l’UDC propose une solution pour compenser ces pertes : « La Suisse doit accroître ses efforts visant à conclure des accords de libre-échange dans le monde entier. » Cette solution est illusoire et dangereuse. Illusoire car la Suisse élargit depuis des décennies son réseau d’accord de libre-échange mais l’UE reste incontournable pour plus de la moitié de nos échanges commerciaux. Dangereuse car étendre les accords de libre-échange sans garde-fou comme le propose l’UDC signifie importer des biens qui sont produits selon des normes sociales et environnementales inacceptables et transportés de l’autre bout du monde avec les émissions de CO2 que cela implique alors que nous pourrions obtenir ces mêmes biens en Europe, produits selon des normes appropriées qui protègent les travailleurs/travailleuses et les consommateurs.

L’avenir du bien-être économique et social de la Suisse passe par des rapports apaisés et pérennes avec l’UE et ses Etats membres avec lesquels nous partageons des valeurs fortes comme la démocratie, l’état de droit et les droits humains.

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