3xNEIN am 7. März 2021

An der kantonalen Delegiertenversammlung (DV), die aufgrund der sanitären Bedingungen online abgehalten wurde, hat die Mitte Links-CSP ihre Parolen für die Abstimmungsvorlagen vom 7. März 2021 beschlossen.

Nein zum Freihandelsabkommen EFTA/Indonesien

Trotz seines anerkannt innovativen Charakters, insbesondere durch die erstmalige Berücksichtigung von Nachhaltigkeit als Kriterium, fand das Freihandelsabkommen mit Indonesien nicht die Zustimmung der Parteidelegierten. Tatsächlich geht dieses Abkommen in Bezug auf die Nachhaltigkeit nicht weit genug, und das Problem der Palmölproduktion bleibt ungelöst, insbesondere wegen der Zertifizierung der Produktionskriterien. Nach einer lebhaften Debatte lehnten die Delegierten die Vereinbarung mit 13 Nein-Stimmen, 2 Ja-Stimmen und 1 Enthaltung ab.

Fast einstimmige Ablehnung der « Burqa-Initiative »

Mit einigem Unmut darüber, über eine solche Initiative abstimmen zu müssen, lehnten die Delegierten die Verhüllungsverbotsinitiative mit 14 Nein-Stimmen und 3 Enthaltungen ab. In der Diskussion wurde insbesondere die Wichtigkeit der Gewährung von Freiheit für die von der Initiative angesprochenen Frauen hervorgehoben, sowie die diskriminierende und provokative Ausrichtung der Initiatoren auf die gesamte muslimische Bevölkerung unseres Landes.

Nein zur elektronischen Identität, wenn sie von Privatbetriebe bereitgestellt wird

Der letzte Punkt war mit 7 Nein-Stimmen, 4 Ja-Stimmen und 2 Enthaltungen der knappste. Das entscheidende Argument war die Notwendigkeit, die vollständige staatliche Kontrolle über den Prozess zu bewahren, auch wenn Schweizer Privatbetriebe den amerikanischen IT-Giganten in jedem Fall vorzuziehen sind.

3xNON le 7 mars 2021

Lors de l’Assemblée des Délégué-e-s (AD) cantonale, tenue en ligne en raison des conditions sanitaires, le Centre Gauche-PCS Fribourg a décidé ses mots d’ordre pour les objets soumis au vote le 7 mars 2021.

Non à l’accord économique AELE/Indonésie

Malgré le caractère novateur reconnu, notamment en prenant en compte pour la première fois la durabilité comme critère, l’accord de libre-échange avec l’Indonésie n’a pas recueilli la faveur des délégué-e-s du parti. En effet, cet accord ne va pas assez loin en terme de durabilité, et la problématique de la production d’huile de palme reste looin d’être résolue, notamment en raison de la certification des critères de production. Suite à un débat animé, les délégué-e-s ont rejeté l’accord par 13 non, 2 oui, et 1 abstention.

Rejet quasi unanime de l’initiative « anti burqa »

Avec une certaine consternation pour le fait de devoir voter sur une telle initiative, les délégué-e-s ont rejeté par 14 non et 3 abstentions l’initiative contre la dissimulation du visage. Durant la discussion, l’importance d’accorder une liberté aux femmes visées par l’initiative a particulièrement été soulignée, ainsi que le ciblage discriminatoire et provocateur de la part des initiants vers l’ensemble de la population musulmane de notre pays.

Non à l’identité électronique si elle est fournie par des privés

Le dernier objet a été le plus serré, avec 7 non, 4 oui, et 2 abstentions. L’argument décisif a été la nécessité de préserver pour l’Etat le contrôle complet du processus, même si les privés suisses sont de toute façon préférables aux géants américains des technologies IT.

Le Centre Gauche-PCS regrette le résultat sur l’initiative des multinationales responsables mais se réjouit pour la Caisse de pension du personnel de l’Etat

Notre parti regrette le rejet de l’initiative au niveau suisse malgré la majorité du vote populaire. Nous nous réjouissons par contre de l’approbation de la réforme de la caisse de pension des employé-e-s de l’Etat de Fribourg

C’est avec regret que le Centre Gauche-PCS Fribourg (« CG-PCS ») prend acte du refus de la majorité des cantons suisses d’inscrire la responsabilité des multinationales pour les actes commis par leurs succursales à l’étranger dans le cadre législatif suisse. La Suisse avait pourtant tout à gagner à approuver un tel texte, montrant que les valeurs qui ont prévalues dans l’esprit d’Henri Dunant lorsqu’il a fondé la Croix-Rouge ne s’arrêtent aux portes des conseils d’administrations des grandes entreprises. Celles-ci ne sont toutefois pas à l’abri du dégât d’image à l’heure des réseaux sociaux où tout se sait, tout se voit. Et pour la population, difficile de se cacher ou de détourner les yeux sur ce qui se passe dans les mines d’Afrique et d’Amérique du Sud… L’histoire récente de la Suisse a pourtant montré qu’elle paie cher certains arrangements avec l’éthique. Malgré le non au niveau fédéral, dans notre canton c’est un large soutien que remporte cette initiative, signe que de nombreux-ses électeurs et électrices « centristes » ne partagent pas la frilosité de leur parti vis-à-vis de questions aussi fondamentales. Nous regrettons également le rejet de la seconde initiative soumise au vote au niveau fédéral, qui aurait contribué à favoriser la paix dans le monde, un objectif que la Suisse doit toujours poursuivre.

Sur l’objet cantonal soumis au vote des Fribourgeois×e×s, le CG-PCS est satisfait de l’issue de ce dossier. S’il ne peut se réjouir de voir la retraite des fonctionnaires baisser, il voit dans ce vote un véritable plébiscite de la population pour son service public. Celui-là même qui aujourd’hui, tout particulièrement dans les hôpitaux, fait front.

Enfin, c’est avec beaucoup d’intérêt que la CG-PCS a suivi les résultats sur l’objet soumis au vote des Genevois-e-s. Nul doute que la question du droit de vote pour les personnes en situation de handicap devra maintenant être traitée de manière plus large. Le Conseil d’Etat fribourgeois avait recalé une motion au Grand Conseil allant dans le même sens que l’initiative genevoise. Il avait conclu au fait que la question était éminemment politique. Le CG-PCS appelle aujourd’hui les élu-e-s à se saisir de cette question rapidement afin de rétablir les droits politiques pour ces personnes qui sont, elles également, des citoyen-ne-s.

Die Mitte Links-CSP Freiburg bedauert das Ergbenis der Konzernverantwortungsinitiative, freut sich aber über das Ergebnis der Reform der Pensionskasse für das Staatspersonal

Unsere Partei bedauert die Ablehnung der Initiative auf Schweizer Ebene trotz Volksmehr. Andererseits begrüssen wir die Annahme der Reform der Pensionskasse für das Staatspersonal des Kantons Freiburg.

Mit Bedauern nimmt die Mitte Links-CSP Freiburg (« ML-CSP ») die Ablehnung der Mehrheit der Schweizer Kantone zur Kenntnis, die Verantwortung der multinationalen Konzerne für die von ihren Niederlassungen im Ausland begangenen Handlungen in den schweizerischen Rechtsrahmen aufzunehmen. Die Schweiz hatte jedoch mit der Annahme eines solchen Textes alles zu gewinnen und zeigte, dass die Werte, die im Geiste Henri Dunants bei der Gründung des Roten Kreuzes vorherrschten, nicht vor den Türen der Verwaltungsräte grosser Unternehmen Halt machen. In einem Zeitalter der sozialen Netzwerke, in dem alles bekannt und alles sichtbar ist, sind diese Unternehmen jedoch nicht immun gegen Imageschäden. Und für die Bevölkerung ist es schwierig, die Geschehnisse in den Minen Afrikas und Südamerikas zu verbergen oder die Augen vor ihnen zu verschliessen. Die jüngste Geschichte hat jedoch gezeigt, dass die Schweiz für gewisse ethische Abmachungen teuer bezahlt. Trotz des Nein auf Bundesebene gibt es in unserem Kanton eine breite Unterstützung für diese Initiative, ein Zeichen dafür, dass viele Wählerinnen und Wähler der « Mitte » die Zurückhaltung ihrer Partei in solch grundlegenden Fragen nicht teilen. Wir bedauern auch die Ablehnung der zweiten Initiative, die auf Bundesebene zur Abstimmung gestellt wurde und die dazu beigetragen hätte, den Frieden in der Welt zu fördern, ein Ziel, das die Schweiz immer verfolgen muss.

In Bezug auf die kantonale Abstimmungsvorlage, ist ML-CSP mit dem Ergebnis dieses Dossiers zufrieden. Sie kann sich zwar nicht darüber freuen, dass die Pensionsgelder von Beamten zurückgehen, sieht diese Abstimmung aber als eine starke Unterstützung der Bevölkerung gegenüber das Service Public. Es ist derselbe, der heute, vor allem in den Krankenhäusern, den Menschen die Stirn bietet.

Schliesslich verfolgte die ML-CSP mit grossem Interesse die Ergebnisse der Abstimmungsvorlage im Kanton Genf. Es besteht kein Zweifel daran, dass die Frage des Wahlrechts für Menschen mit Behinderungen nun auf breiterer Ebene behandelt werden muss. Der Staatsrat von Freiburg hatte eine Motion an den Grossen Rat in der gleichen Richtung wie die Genfer Initiative verschoben. Sie war zu dem Schluss gekommen, dass das Thema eminent politisch sei. Die ML-CSP fordert heute die gewählten VertreterInnen auf, sich rasch mit dieser Frage zu befassen, um die politischen Rechte dieser Menschen, die auch BürgerInnen sind, wiederherzustellen.

Trois fois OUI le 29 novembre 2020

Lors de l’Assemblée des Délégué-e-s du 2 novembre 2020, le Centre Gauche-PCS Fribourg a pris position sur les deux objets fédéraux ainsi que sur l’objet cantonal soumis au vote populaire le 29 novembre 2020. C’est pour la première fois virtuellement – en raison de la pandémie de Covid-19 – que les délégué-e-s se sont prononcé :

  • Pour – à l’unanimité moins deux abstentions – la réforme de la Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg, tout en soulignant que notre canton doit rester un employeur modèle, afin de garantir de bonnes conditions de travail aux femmes et hommes qui fournissent les services publics, dont l’importance est encore augmentée par la crise liée à la pandémie de Covid-19.
  • Pour – à l’unanimité – l’initiative pour les multinationales responsables, qui ne fait qu’affirmer et mettre en œuvre le principe de responsabilité et renforcer la durabilité. Les défis de notre planète ne connaissent pas de frontière : les entreprises doivent donc respecter les droits de l’homme et environnementaux, où qu’elles soient actives.
  • Pour – à l’unanimité moins une abstention – l’initiative pour l’interdiction du financement de production de matériel de guerre. Nous sommes convaincus que la Suisse doit jouer un rôle de promotrice de la paix dans le monde entier. La limite de 5% du chiffre d’affaires est faible, mais il faut que l’initiative ait un effet de déclic pour inciter les investissements dans des domaines durables.

Dreimal JA am 29. November 2020

An der Delegiertenversammlung vom 2. November 2020 nahm die Mitte Links-CSP Freiburg (ML-CSP FR) Stellung zu den beiden Vorlagen auf eidgenössischer Ebene sowie zur kantonalen Vorlage, die am 29. November 2020 zur Abstimmung vorgelegt werden. Es war das erste Mal, dass die Delegierten ihre Position virtuell zum Ausdruck brachten – aufgrund der Covid-19-Pandemie:

  • Sie haben die Reform der Pensionskasse des Freiburger Staatspersonals befürwortet – einstimmig bei zwei Enthaltungen. Die ML-CSP FR betont jedoch, dass unser Kanton ein vorbildlicher Arbeitgeber bleiben muss, um gute Arbeitsbedingungen für die Frauen und Männer zu garantieren, die öffentliche Dienstleistungen erbringen, deren Bedeutung durch die Krise im Zusammenhang mit der Covid-19-Pandemie noch verstärkt wird.
  • Sie unterstützen die Konzernverantwortungsinitiative (KVI) einstimmig, die den Grundsatz der Verantwortung einfach betont und umsetzt und die Nachhaltigkeit stärkt einstimmig unterstützt. Die Herausforderungen unseres Planeten kennen keine Grenzen: Unternehmen müssen daher die Menschen- und Umweltrechte respektieren, wo immer sie tätig sind.
  • Die ML-CSP FR empfiehlt ebenso ein Ja zur Initiative « Für ein Verbot der Finanzierung Kriegsmaterialproduzenten » – einstimmig bei einer Enthaltung. Wir sind überzeugt, dass die Schweiz als Friedensförderin weltweit eine Rolle spielen muss. Die Grenze von 5% des Umsatzes ist niedrig, aber die Initiative muss ein Anreiz sein, um Investitionen in nachhaltige Bereiche zu fördern.

OUI au congé paternité, NON aux autres objets en votation le 27 septembre 2020

Réuni-e-s à Tavel en Assemblée pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, les délégué-e-s du Centre Gauche-PCS Fribourg ont débattu ensemble des objets en votation fédérale le 27 septembre. Après l’assemblée, les membres présents ont participé à une action commune avec Syna Fribourg alémanique en faveur du congé paternité au Lac Noir.

À l’unanimité, le parti rejette l’initiative dite de « résiliation », dont les conséquences en cas d’acceptation seraient très graves pour notre pays et son économie. Alors qu’en 2014, l’UDC cachait ses véritables intentions vis-à-vis des bilatérales, cette fois le message est clair. Le refus le 27 septembre doit être encore plus net!

Le congé paternité de deux semaines a été plébiscité par les délégué-e-s et membres présent-e-s (1 seule voix contre) : il est grand temps que la Suisse se dote d’un congé paternité digne de ce nom. Un OUI massif le 27 septembre contribuera à faire avancer notre pays sur la voie de l’égalité et d’une politique en faveur des familles. D’ailleurs, le contraste avec la proposition de modifier la loi sur l’impôt fédéral direct est saisissant : les délégué-e-s ont refusé à l’unanimité cette proposition, reconnaissant le bienfait de l’augmentation des déductions pour les frais de garde, mais la totale inutilité d’aider avec l’augmentation de la déduction générale par enfant des familles qui n’en ont pas du tout besoin. Ainsi, il est dommage de rater la cible en aidant si peu les familles à revenu moyen et faible, et d’offrir un rabais d’impôt au-delà de 200’000 francs.

La nouvelle loi sur la chasse a également été très largement refusée – aux deux tiers. Notre parti reconnaît le besoin d’indemniser les dégâts dus aux loups ou à d’autres animaux sauvages, mais cela ne justifie pas d’introduire des mesures excessives.

Enfin, l’achat de nouveaux avions de combat a également été débattue, et à une majorité des deux tiers, le Centre Gauche-PCS recommande de rejeter cet objet. Notre pays a besoin de moyens pour assurer sa police aérienne, mais cet achat semble disproportionné. Une guerre aérienne conventionnelle étant totalement improbable, cette dépense (CHF 24 mia en tout) est excessive.

Non à l’initiative de résiliation!

Attaque contre la protection des travailleurs/euses

L’objectif véritable de l’UDC ressort de son communiqué de presse du 30 janvier 2018 : la fin de l’accord Suisse-UE sur la libre circulation des personnes « entrainera la suppression des mesures d’accompagnement » et permettra de revenir à « des rapports de travail entre employeurs et salariés (…) réglés de manière souple en fonction des besoins individuels ».

Autrement dit, revenir à une forme de loi de la jungle qui permettrait aux employeurs de fixer seuls les conditions d’emploi et reviendrait donc pour les employés/ées à travailler plus pour gagner moins et dans de plus mauvaises conditions.

La crise que nous traversons et ses conséquences sur les plus vulnérables montre qu’il faut plus de protection pour les travailleurs/euses et pas moins.

Fin des accords bilatéraux : conséquences économiques et sociales désastreuses

En cas d’acceptation de l’initiative, l’UDC pourrait faire d’une pierre deux coups puisqu’il serait mis fin, en raison de la clause guillotine qui les lie, aux accords bilatéraux Suisse-UE et probablement aussi à Schengen-Dublin, des accords que l’UDC combat depuis 20 ans.

Selon un rapport du SECO de 2016, l’abandon des accords bilatéraux I entrainerait une perte du PIB par habitant pouvant aller jusqu’à 4% d’ici 2035 avec les conséquences sociales néfastes et les pertes d’emplois que l’on peut imaginer. La fin de Schengen et Dublin renforcerait cette spirale négative : selon un rapport du DFAE de 2018, sans Schengen et Dublin, le PIB pourrait baisser de 1,6 % à 3,7 % à l’horizon 2030.

Dans son document de fond de 2018 sur la place industrielle suisse, l’UDC propose une solution pour compenser ces pertes : « La Suisse doit accroître ses efforts visant à conclure des accords de libre-échange dans le monde entier. » Cette solution est illusoire et dangereuse. Illusoire car la Suisse élargit depuis des décennies son réseau d’accord de libre-échange mais l’UE reste incontournable pour plus de la moitié de nos échanges commerciaux. Dangereuse car étendre les accords de libre-échange sans garde-fou comme le propose l’UDC signifie importer des biens qui sont produits selon des normes sociales et environnementales inacceptables et transportés de l’autre bout du monde avec les émissions de CO2 que cela implique alors que nous pourrions obtenir ces mêmes biens en Europe, produits selon des normes appropriées qui protègent les travailleurs/travailleuses et les consommateurs.

L’avenir du bien-être économique et social de la Suisse passe par des rapports apaisés et pérennes avec l’UE et ses Etats membres avec lesquels nous partageons des valeurs fortes comme la démocratie, l’état de droit et les droits humains.

Ja sur Verhandlungslösung für die Pensionskasse des Staatspersonals

Ende Juni wird der Grosse Rat den Plan des Staatsrats prüfen, die dauerhafte Finanzierung der Pensionskasse des Staatspersonals (PKSPF) sicherzustellen. Dieses Projekt ist das Ergebnis intensiver Verhandlungen mit den Sozialpartnern. Sie sichert allen Beamten im öffentlichen Dienst ein angemessenes Rentenniveau. Die Mitte Links-CSP beabsichtigt, diesen Vorschlag in der Debatte im Freiburger Parlament zu unterstützen. Lire la suite